25 Mar Adeline Attia dans Le Figaro : écouter pour réenchanter le futur du travail

Dans le cadre de sa rubrique Femmes Dirigeantes, Le Figaro a donné la parole à Adeline Attia pour parler du futur du travail, des fragilités humaines et de l’engagement de son assocation Bonnie&Smile.
Écouter pour réenchanter le futur du travail
Entre réflexion stratégique et observation de terrain, Adeline Attia a développé une approche rare : comprendre le futur du travail à partir du vécu réel des salariés. « On ne peut pas séparer le terrain de la prospective. Anticiper ne suffit pas si l’on ne se met pas à la place des usagers. » Cette conviction naît tôt : à 27 ans, enceinte, elle crée sa première entreprise après avoir quitté la publicité où elle se sentait bridée. Elle se renforce après la crise de 2008-2010 : « Alors que je menais des études pour des collectivités ou de grands opérateurs immobiliers, j’ai perçu que les modes de travail allaient profondément évoluer. J’ai donc orienté mon métier vers la transformation des espaces de travail. »
Explorer les fragilités, renforcer les organisations
Immergée dans le « Future of Work », elle défend une pratique qualitative exigeante, différente des sondages qui saturent le débat public. Face à un monde VUCA, « aucune IA ne peut capter les souffrances ou les petites joies du quotidien. Depuis le Covid, les gens veulent être entendus. Leur voix compte. » Les vulnérabilités en entreprise en sont l’illustration : santé mentale, maladies chroniques, ruptures de vie, inégalités générationnelles… « Elles ne sont plus marginales. Elles constituent nos singularités et la trame sociale des organisations. C’est le nouveau défi de la RSE. »
Cette conviction, elle la porte professionnellement et intimement. Car Adeline a vécu la maladie, et créé l’association Bonnie&Smile : « J’ai rencontré des personnes d’univers différents partageant d’autres vulnérabilités, et j’ai voulu apporter des témoignages en entreprise pour libérer la parole, et apporter un regard sensible et opérationnel sur les fragilités au travail ».
Adeline Attia plaide pour que l’entreprise redevienne un laboratoire de liens sociaux et espère contribuer à inventer des environnements de travail plus résilients. « La prospective des vulnérabilités ne sépare pas “économique” et “humain”. Elle relie, fabrique de la cohésion — donc du réengagement et de la performance durable. »
Source : Le Figaro, Cahier Partners Solutions Entreprises (12/03/2026)
Sorry, the comment form is closed at this time.